» Le nouveau règlement voté le 17 juin 2026 par le Parlement européen prévoit que des OGM ayant pu subir jusqu’à 20 modifications de leur ADN, par des techniques de mutagenèse de type CRISPR-Cas9, devront être considérés comme équivalents aux végétaux issus de la sélection naturelle ou semencière traditionnelle. À ce titre, ils seront dispensés d’étude d’impact sur l’environnement et la santé, de traçage et d’identification, échappant donc à la directive européenne sur les OGM.
Cette table ronde réunit Christian Vélot, généticien moléculaire, Urs Hans, agriculteur biologique en Suisse et Guy Kastler, représentant de la Confédération paysanne, qui défend les droits des paysans et les semences libres.
Ils alertent sur les risques associés à la banalisation et la dissémination des nouveaux OGM. Et surtout, ils proposent des alternatives et des solutions pour empêcher la mise en application de la dérèglementation et pour refuser que ces OGM arrivent incognito dans nos assiettes.
Ils abordent:
- l’importance de la sémantique et de ne pas utiliser “le vocabulaire de l’ennemi”;
- les différentes techniques de manipulation génétique et les limites de la science;
- les risques que représentent les nouveaux OGM pour l’environnement et la santé;
- les brevets, le secret professionnel et l’absence volontaire de méthode d’identification validée par la Commission européenne;
- l’impossibilité de protéger uniquement l’agriculture biologique face à la dissémination des OGM, et les risques de perte du label bio;
- la position de la Suisse face à la dérèglementation;
- l’Appel de Poitiers, les jugements de la Cour de justice européenne et du Conseil d’État français et pourquoi ils n’ont pas été appliqués;
- le manque délibéré de couverture médiatique;
- l’existence d’alternatives viables au modèle agro-industriel actuel;
- les recours juridiques en cours et à venir contre la dérèglementation des nouveaux OGM dans l’Union européenne;
- comment, en rendant impossible le dépôt de brevet, on supprimerait l’attrait principal de ces nouvelles biotechnologies;
- comment la société civile peut et doit se mobiliser;
- la nécessité de la désobéissance civile et la possibilité d’un retour au “fauchage volontaire”.
* * * * *


