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Radis botte

Le radis botte, on l’adore ! C’est la première nouveauté printanière, il nous fait voir la fin de ce long hiver… Et on peut même en manger les feuilles. Long ou rond, rose ou rouge, sous tunnel ou en plein champ… la farandole de radis se prolonge quelques mois…. et peut revenir à l’automne !

Mois de disponibilité : 

À la cuisine

À la cuisine

Le double usage.

La récompense du radis double usage en fonction de la couleur :

  • le rose ou le rouge cru avec rien d’autre, ou pain beurre (ou fromage frais de chèvre), tartinade, etc
  • le vert cru ou cuit en pesto, soupe, farçou, terrine et autres.

 

photo d'une assiette de soupe pomme de terre fanes de radis

Cru.

Tartinade

photo du mixage de tartinade de radis

On brosse et lave les radis qu’on mixe avec du fromage de chèvre frais (par exemple celui, plus que délicieux, que Yves François amène à la Guillamap), du jus de citron et un petit peu d’ail (par exemple quelques feuilles vertes d’ail nouveau). On sert en verrine, on tartine sur pain grillé, on accompagne de gressins, etc…Une recette que nos collègues de BLO (Bio Loire Océan) diffusent dans leur «manuel à tenir debout : comprendre les fruits et légumes biologiques».

Pesto à l’ail nouveau.

On lave les fanes d’une botte de radis, et on passe à l’essoreuse. On mixe avec 1/4 de tête d’ail nouveau en vert ou bien de la tige d’ail nouveau en vert et 5 cuillères à soupe d’huile d’olive. On rajoute du parmesan qu’on a râpé et on mélange. On peut conserver (au frigo) le pesto en bocal s’il est bien tassé (assez pour que l’huile recouvre).

«À la russe»

«À la russe», en général, caractérise les recettes à partir d’une mini lacto-fermentation. On coupe les racines en rondelles qu’on sale et fait dégorger 1/2 heure. On prépare une sauce à base de crème de vache épicée avec menthe ou ciboulette ou feuille de fenouil. On mélange avant de servir.

Cuit.

Terrine de printemps

Aux fanes et épluchures avec ail nouveau en vert.

  • Hacher finement fanes (de radis ou de navet ou de carotte ou du vert de bette ou de l’épinard) ou des grosses feuilles d’épinard ou de chou pointu en mélange avec des épluchures (de navet ou de carotte ou de courgette). On peut passer au mixer.
  • On fait revenir en faitout avec un peu d’huile d’olive.
  • On ajoute de la tige d’ail nouveau en vert ciselé très finement (4 cm de tige ou 1/8 de tête immature).
  • On peut ajouter 2 c à s de purée de noix de cajou.

Cuisson 5 minutes.

  • On mélange ensuite avec 1 verre de flocon de céréale (avoine, petit épeautre, etc…)
  • On bat 2 œufs avec 50 ml de lait, végétal ou animal.Le total est mélangé hors du feu avec 3 ou 4 c à s de levure maltée, on remplit un moule graissé à l’huile d’olive.

Cuisson au four 35 à 45 minutes au four à 180°. Peut se manger chaud ou froid avec une salade, ou froid avec une sauce relevée, tapenade, etc…

Le Farçou

Les feuilles de radis sont très bonnes pour faire des «farçous» dont la recette est ici.

Oeufs cocotte

  • On coupe petit et on cuit, très rapidement à la poêle légèrement graissée à l’huile, des fanes de radis, du champignon et de l’oignon.
  • On en garnit des petits ramequins sur lesquels on casse un œuf et verse un petit peu de crème fraîche.

4 minutes au cuit vapeur.

On présente avec des rondelles de radis, de la ciboulette, ou tout autre végétal printanier qui fait envie. Et on n’attend pas pour se régaler avec pain beurre !

Soupe de pommes de terre

  • On épluche, coupe en petits morceaux et cuit des pommes de terre dans de l’eau un quart d’heure.
  • Pendant ce temps, on sépare les fanes des radis bottes et on les lave.
  • On les met à cuire avec les pommes de terre les 5 dernières minutes pas plus.
  • On peut ajouter juste en fin de cuisson quelques flocons de levure maltée.
  • On mouline.
  • On peut servir avec crème de lait de vache, d’avoine ou autre lait végétal.

Soupe à l’ail

  • On fait revenir dans une sauteuse ou une casserole un ail en vert (entier ou pas) ou 1/2 tête d’ail frais coupée finement.
  • On ajoute les fanes découpées d’une botte de radis et on remue jusqu’à ce qu’elles comment à changer de couleur.
  • On recouvre d’eau pas plus haut et laisse 10 minutes mijoter avant de mixer.

Et c’est tout : c’est bon, c’est beau… et c’est bio !

photo d'une planche de radis plein champ récoltée par Biau Jardinier en short

Dans les livres

Dans les livres

Le radis est de la famille des brassicacées (anciennement crucifères = fleur en forme de croix) où, en tant que racine, il côtoie notamment le navet, et parmi les légumes-feuille tous les choux.

photo de la planche de dessins en couleurs du radis du livre de Vilmorin

Au jardin

Au jardin

Semoir Pourey.

Les Biaux Jardiniers ne voudraient pas semer leur radis avec un autre outil !!!

Le semoir à radis Pourey, du nom du maraîcher local qui l’avait conçu, et le fabriquait avec l’aide de ses enfants. Le «Pourey» est rangé sur une palette qui a été adaptée à sa morphologie avec quelques chutes de bois. Cela permet de le transporter sans peine, et sans risque de chute.

photo de la palette rangement du semoir Pourey portée sur le mât lève-palette du tracteur

La seule limite de ce petit outil, puisqu’il a été conçu pour le semis en zone très sableuse : en cas de sol pas tout à fait à l’exact optimum d’humidité, le manque d’adhérence implique de lester le cylindre arrière, qui est «moteur», donc d’obligatoirement le mener à deux.

Mais c’est, disent les maraîchers qui travaillent en couple, le charme de notre métier : on sème souvent 🙂

photo du semoir Pourey en train de semer les graines de radis et rouler la planche permanente

«Le Pourey» est un outil parfaitement adapté aux conditions maraîchères locales, puisqu’il en est directement issu. Il avait été conçu pour le semis sous chassis double avec un passage dans chaque sens qui laissait une bande non semée de part et d’autre du pied central.

Photo proche du semoir Pourey au travail, lesté par celui qui le pousse

Semoir multi rang, c’est donc un outil très rapide : un aller retour à pied (et donc dans le silence… avantage supplémentaire !), et la planche permanente est semée en radis !

Photo d’un semis de radis avec le Pourey manipulé par deux Biaux Jardiniers

Bref, un matériel parfaitement adapté à nos petites fermes maraîchères diversifiées qui recherchent «en même temps» efficacité de production et confort du travailleur-paysan. Sous tunnel comme en plein champ !

Photo d’un semis de radis en plein champ lors d’une belle journée

Occultation

Comme pour toute culture menée en semis direct, les Biaux Jardiniers pratiquent un faux semis détruit par occultation : ils couvrent donc les planches permanentes quelques semaines avec une bâche noire tissée de façon à détruire la levée des herbes indésirables avant de semer leurs radis. Le jour du semis, on enlève les agrafes

photo des planches occultées par toile tissée dont on enlève les agrafes

de façon à découvrir les planches à semer.

Photo de la bâche ouverte pour découvrir les planches permanentes à semer

On réalise le semis

Photo d’un semis de radis avec le semoir Pourey en plein champ sur planche occultée toile tissée ouverte

(avec le Pourey, évidemment !)

Photo des planches permanentes occultées etsemées en radis avec le Pourey

puis on referme la toile d’occultation et on la re-fixe pour quelques jours avec les agrafes qu’on venait d’enlever.

Photo de Matthieu qui repose de l’occultation après le semis pour parachever son action

Reste à ranger le semoir : jusqu’à la prochaine fois.

Photo de Matthieu au tracteur qui va ranger le semoir Pourey fixé sur sa palette

La prolongation de l’occultation après semis permet de compléter son effet désherbant. Cela permet aussi de favoriser la levée homogène du semis par protection du sol contre la battance, maintien d’une humidité régulière, etc… Toutes choses qui nous aident à avoir

  • une culture propre (ce qui bénéficiera aussi à la culture suivante…),
  • une levée régulière, donc
  • une belle récolte
  • avec un bottelage rapide.

Bien sûr, le danger est, comme pour les occultations des autres légumes, de laisser les bâches en place trop longtemps ce qui provoquerait l’étiolement des radis en cours de levée. Cette méthode impose donc une contrainte particulière supplémentaire : la surveillance suivie, très régulière et précise, de la levée du semis.

Bref un travail de plus : la morale républicaine est donc sauve ! puisqu’on n’a rien sans rien… 🙂

Photo de Matthieu vérifiant sous la toile d’occultation si ça lève et qu’il est temps de l’enlever

Mais une culture propre, des radis vite bottelés, une belle récolte, une planche permanente vite reprise après récolte pour le semis ou la plantation de la culture suivante, légume ou engrais vert, çà n’a pas de prix !

Et un (beau) jour, on constate le début de la levée.

Photo proche des plantules de radis qui commencent à sortir de terre

Alors le Biau Jardinier «débâche»

Photo de Matthieu qui débâche le radis levé et occulté en pré-levée en reculant dans l'allée

et il installe tout de suite après un voile non-tissé de protection sur la culture.

Photo de pose de la protection des jeunes radis par un voile, efficace contre le froid, ou les altises.

Pour deux principales raisons :

  1. soit c’est le début de saison, donc temps frais et irrégulier, alors les radis ont besoin d’être protégés : des intempéries météo
  2. soit c’est la fin de printemps, donc journées chaudes et ensoleillées fréquentes, alors les radis ont besoin d’être protégés : de l’altise (ou puce de terre, cet horrible ravageur capable en troupe de détruire un champ de colza en deux journées).

La régularité de la levée dépend de la qualité du suivi de l’arrosage

Photo de l’arrosage du semis de radis aussi à travers la bâche d’occultation

et sa rapidité bien évidemment de la météo.

Photo d’arrosage et belle levée des radis sous tunnel

C’est de la régularité de la levée que dépend la qualité de la récolte du radis.

Culture et échelonnement

Pour échelonner les récoltes… on échelonne les semis : élémentaire, mon cher Watson ! Il y a donc pendant la saison du radis souvent 3 ou 4 semis de radis présents en même temps à des stades différents. Ici sous voile thermique, les deux planches de droite précédent les deux planches de gauche semées plus tard.

Photo de semis de radis plein champ décalés et protégés par un même voile non tissé

Le but de la manip’, c’est d’avoir du radis régulièrement dans les paniers : pas trop d’un coup, ET régulièrement. Bref, souvent, assez, mais pas trop… «en même temps» ! C’est comme ça qu’on peut voir dans le carré des radis, de gauche à droite :

  • des planches de terrain nu, donc récoltées,
  • des planches de radis en cours de récolte,
  • des planches en cours d’occultation pour les prochains semis,
  • des planches de radis en cours de végétation sous voile non tissé.

Photo en plein champ de l’échelonnement de plusieurs planches de radis en partie récoltés

En culture précoce sous tunnel, on peut faire bénéficier les premières cultures de radis d’une protection supplémentaire contre le froid en installant un voile thermique sur de petits arceaux, de façon à faire face aux éventuelles gelées. Protection qui est repliée quand l’alerte est passée, mais reste en place en attente «au cas où».

Photo sous tunnel de protection supplémentaire contre le froid par arceaux chenille

Le suivi de radis, c’est un genre de sport car selon les conditions, çà peut se jouer à peu de jours près : un semis qui a eu un démarrage lent à cause d’une météo défavorable peut être rattrapé par le suivant… et «ça arrive tout en même temps». Le but, c’est d’avoir du radis au bon stade pour la distribution des paniers, pas trop petit, et «en même temps» pas trop gros …

photo proche de radis au stade récolte un jour de beau soleil

assez, mais pas trop !

Photo de planche de radis sous tunnel bons à récolter

Bref, le bon stade, au bon moment.

Récolte

Sous tunnel

Photo d'une équipe de 3 Biaux jardiniers mobilisée pour botteler du radis sous tunnel

ou en plein champ, c’est dans tous les cas un sport qui, potentiellement, refroidit les genoux au printemps. Le pantalon imperméable et / ou les genouillères permettent d’arranger à la demande le confort des pauvres travailleurs de la terre… Pour les semis tardifs les Biaux Jardiniers bénéficient souvent de plus douces conditions de récolte…

photo d'une planche de radis plein champ récoltée par Biau Jardinier en short

mais bien évidemment pas toujours.

Photo de bottelage de radis en plein champ et sous la pluie avec tenue de pêcheur breton : pas drôle !

Le bottelage d’une tournée de radis est sauf exception l’occasion d’un travail avec l’équipe au complet !

Photo de récolte de radis botte avec l’équipe de 4 Biaux Jardiniers

Préparation

Le plus souvent, et par choix de système, nous ne lavons pas nos bottes de radis avant de les distribuer dans nos paniers. Mais il y a des exceptions : lorsque la récolte a dû se faire en conditions pluvieuses… un peu de «gaspillage» d’eau n’est pas forcément inutile dans ces cas là ! (eau potable, comme la réglementation l’impose) Parfois, le lavage des bottes de radis est indispensable.

photo de caisse de radis lavés au jet après récolte sous la pluie

* * * * *

Découvrir les légumes de saison

Diversité et saisonnalité, c’est possible ! Le climat tempéré bressan et les savoirs-faire paysans proposent une gamme variée de légumes certifiés chaque mois. Toute l’année !

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