Le basilic s’oxyde très vite, d’autant plus vite si il est haché fin. On gagne donc à le préparer le moins à l’avance possible.
Le basilic perd l’essentiel de son goût quand il est cuit. Donc si on s’en sert pour aromatiser par exemple une ratatouille, un velouté de tomate, etc… on gagne à ne le hacher finement et à ne le disposer que juste au moment de servir, par dessus, dans l’assiette.
Si on doit hacher du basilic quelques temps avant de le consommer, on peut le garder (le temps du repas par ex) dans une tasse, couvert d’un linge humide, au frigo.
On peut conserver le bouquet entier, dans un verre, avec de l’eau, au frigo. Les feuilles se garderont mieux, mais dans tous les cas, le bas de la tige s’oxydera.
Délicieux avec des pâtes, du riz, des légumes cuits.
On peut ajouter une C à S de pignon de pin avant mixage. C’est bien bon, mais ça augmente beaucoup le prix de revient de la préparation !
Le basilic convient très bien pour parfumer un carpaccio de fruits frais d’été : pêche, tomate, fraise…
La soupe au pistou est une typique recette de fin d’été. À noter : un été sans soupe au pistou, c’est pas un vrai été.
La recette « familiale » des Biaux Jardiniers de Grannod.
Dans la cocotte en fonte,cette on fricasse à l’huile
On ajoute au moins 2 litres d’eau filtrée voire 3 qu’on porte à ébullition, puis à feu calme on ajoute
et on mijote une grosse 1/2 heure (on ne laisse pas tout le temps couvert). Puis on ajoute
et on laisse cuire tranquillement encore 15 ou 20 minutes en tout.
Mais 10 minutes avant la fin, on verse 200 grammes pas plus de… au choix… macaroni, coude, coquillette pas trop petite, ditaloni rigati, etc… On peut laisser sous couvercle.
À côté, (et pour s’occuper pendant ce temps…), on pile, au mortier (buis, évidemment 🙂 ) ( on peut faire au mixer, mais çà chauffe, çà oxyde, çà fait bouillie : « c’est pas trad »… )
en y mélangeant peu à peu 50 feuilles de basilic coupées relativement grossièrement au hachoir progressivement au fur et à mesure des besoins (pour limiter l’oxydation), au même rythme on incorpore dans de l’huile d’olive et on ajoute du parmesan râpé fin (au moins 100 grammes, plus çà ne gêne pas) . On cherche une purée presque consistante.
Et on sert.
C’est à dire que
Car dans la tradition, tout mélanger dans la soupière provoque la colère des Dieux. Et le malheur s’abat sur les convives pour… bien longtemps.
À noter : notre ami Jérôme Goust, ancien producteur de plants d’herbes aromatiques à Gaffatou, propose une recette dans son très bon livre « Basilic, marjolaine et origan », paru chez Actes Sud … à la toute fin du millénaire précédent…
*
Le basilic est une plante annuelle de la famille des labiées (lamiacées), dicotylédones reconnaissables à leur tige de section carrée. Plusieurs genres botaniques utilisés comme aromates dans cette famille : les menthes, les sauges, les lavandes, les romarins, les sarriettes, les mélisses…
Les Biaux Jardiniers cultivent principalement deux variétés : le Genovèse et le Marseillais


Il est semé en motte puis repiqué, en plein champ ou sous tunnel. Nous en faisons plusieurs plantations au long de la saison. L’objectif est d’en avoir très régulièrement, et évidemment sans rupture, en même temps que de la tomate…

Le basilic est récolté progressivement, en bottes.

Il «fanoche» facilement, la récolte se fait donc très tôt le matin en profitant de la fraîcheur de fin de nuit, que ce soit sous tunnel

ou en plein champ.

Chaque fois que c’est possible en fonction du plan de culture – et c’est fréquent en culture Extensive – nous laissons les anciennes planches monter et fleurir car elles semblent très attractives pour les insectes auxiliaires, principalement les abeilles.
* * * * *
Diversité et saisonnalité, c’est possible ! Le climat tempéré bressan et les savoirs-faire paysans proposent une gamme variée de légumes certifiés chaque mois. Toute l’année !
Pour découvrir la ferme et vous abonner à nos paniers :
Pour ne rien manquer de nos actualités, inscrivez-vous pour recevoir notre newsletter :