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Ail en vert

Véritable friandise du printemps, l’ail en vert est d’une grande douceur de goût. Mais attention à profiter de son originaltié quand il est là ! C’est fugace… car il pousse… et il change : d’aspect, et surtout de goût !

Mois de disponibilité : 

À la cuisine

À la cuisine

photo d'ail en vert dispoé en soleil sur cagettes bois

« En vert » c’est à ce stade que l’ail est très «doux» à manger, et de plus facilement digéré par les personnes qui «le craignent».

Très saisonnier.

L’ail en vert, il faut en profiter quand il est là : parce que çà dure pas ! Il faut en profiter quand il est là parce qu’ensuite, dès qu’il commence à bouler et mûrir, et bien, il devient de l’ail. Simplement. Plus de l’ail en vert. Et alors, c’est autre chose, mais plus ce délicieux ail en vert…

En vert… tige 🙂 comme boule, on consomme tout.

Polyvalence.

  • Cru coupé très fin dans la sauce de salade ou avec toute crudité,
  • dans le fromage blanc,
  • cuit avec l’omelette,
  • ou coupé en petites rondelles dans les plats cuits rapidement, notamment ceux «décrudis» à la poêle.

Conservation.

Pas obligatoire bien sûr de tout manger en une seule fois ! Pour conserver ce qui n’a pas été utilisé, le mieux est d’envelopper soigneusement l’ail en vert dans un sac papier, de mettre le tout au frigo => dans un sac plastique qui limitera la diffusion de l’arôme d’ail à la plaquette de beurre ou à un reste de confiture non bouchée…

Cru.

Pesto de fanes

(de radis, de carotte, de navet) et ail nouveau.

On lave les fanes d’une botte de radis, et on passe à l’essoreuse. On mixe avec 1/4 de tête d’ail nouveau en vert ou bien de la tige d’ail nouveau en vert et 5 cuillères à soupe d’huile d’olive. On rajoute du parmesan qu’on a râpé et on mélange. On peut conserver (au frigo) le pesto en bocal s’il est bien tassé, assez pour que l’huile recouvre.

Huile d’ail

On remplit d’huile une petite bouteille (disposant d’un couvercle) dans laquelle on a mis un hachis très fin d’une tige d’ail vert. On attend un mois avant de filtrer. Utilisation en condiment. Conservation au frais modéré, à l’abri de la lumière.

Cuit

Terrine aux fanes

et épluchures et ail nouveau en vert.

  • Hacher finement des fanes (de radis ou de navet ou de carotte ou du vert de bette ou de l’épinard) ou des grosses feuilles d’épinard ou de chou pointu en mélange avec des épluchures (de navet ou de carotte ou de courgette lavés). On peut passer au mixer.
  • On fait revenir en faitout avec un peu d’huile d’olive.
  • On ajoute de la tige d’ail nouveau en vert ciselée très finement (4 cm de tige ou 1/8 de tête immature).
  • On peut ajouter 2 c à s de purée de noix de cajou.

Cuisson 5 minutes.

On mélange ensuite avec 1 verre de flocon de céréale (avoine, petit épeautre, etc…)

On bat 2 œufs avec 50 ml de lait, végétal ou animal.

  • Le total est mélangé hors du feu avec 3 ou 4 c à s de levure maltée, on remplit un moule graissé à l’huile d’olive.

Cuisson 35 à 45 minutes au four à 180°.
Peut se manger chaud ou froid avec une salade, ou une sauce relevée, une tapenade, etc…

photo d'ail en vert lors de sa récolte sous ciel bleu

Dans les livres

Dans les livres

Alium sativum est de la famille des alliacées, en compagnie de oignon, échalote, poireau, ciboulette… notamment.

L’ail est utilisé, depuis dit on cinq millénaires, et dans toutes les cuisines du monde. Les archéologues signalent que le budget (important) consacré à l’achat d’ail lors de chantiers de construction de pyramides a été gravé dans la pierre ! La recette de l’aïoli serait décrite par Virgile.

Plus récemment et en France, on peut constater que la tradition culinaire de l’ail est vigoureuse dans le Sud. Elle est remplacée par celle de l’oignon dans le Nord. Potentialités agricoles des climats régionaux et habitudes alimentaires sont bien liées !

* * * * *

Au jardin

Au jardin

Culture difficile en Bresse

Parlant de l’ail de conservation, les Biaux Jardiniers ont, pour « distancier »…  l’habitude de dire : «c’est la culture qu’on rate le mieux !» 🙁

Pour expliquer cette situation, il y a sans doute un manque de compétences. Il y a aussi probablement un manque de bonnes conditions : pluviométrie, ensoleillement, ventilation naturelle, bref, le climat bressan a peu à voir avec celui de la Drôme… une des «capitales» de la production d’ail. Les Biaux Jardiniers essaient donc de compenser… en produisant ce qui est possible avec une bonne réussite dans leurs conditions de milieu : de l’ail précoce, notamment dans le but de le récolter «en vert» au printemps. La semence en est souvent achetée directement à des collègues bio producteurs certifiés d’ail de semence.

Sous le climat continental tempéré de notre Bresse Bourguignonne, pour récolte en vert, c’est d’abord sous tunnel que nous cultivons l’ail . Mais pas uniquement, loin de là puisque l’évolution des conditions climatiques nous en facilite la culture hivernée en plein champ.

Et nous le plantons sur planche filmée, ou bien sur sol nu.

Sous tunnel sur sol nu

Sous tunnel la culture d’ail se développe pendant l’hiver, lentement.

Photo sous tunnel d’une planche d’ail en début de végétation

On la bine très régulièrement pour lutter contre les adventices.

Photo d’une planche d’ail binée manuellement sous tunnel

Comme toutes les alliacées, la culture d’ail est gravement menacée par la mouche Phytomiza gymnostoma. On tente de limiter les dégâts de Phytomiza sans insecticide bio (non sélectif) par la pose de filet de protection sur arceaux.

Photo des planches d’ail sous tunnel protégées des parasites par un filet anti-insectes

photo proche d'ail en vert biné manuellement prêt à être récolté

L’ail «en vert», c’est l’ail immature. Il est récolté lorsqu’il commence à «bouler» mais que les caïeux ne sont pas encore individuellement formés. À ce stade, le vert de la tige pèse plus que le bulbe. Raison de plus pour tout manger !

photo d'une planche d'ail en vert sous tunnel en cours de récolte

Planche filmée sous tunnel

Selon les circonstances agronomiques (précédent, voisinage, culture suivante) les Biaux Jardiniers peuvent choisir de cultiver l’ail précoce sous tunnel sur une planche permanente filmée.

La pose de film de paillage permet de :

  • réchauffer le sol
  • limiter les herbes adventices,
  • limiter l’évaporation de l’eau du sol.

Cela permet de compenser un peu nos « handicaps » naturels et sociaux,

  • en gagnant quelques degrés de température,
  • en ne multipliant pas les heures de travail (correctement payées quel que soit le prix de vente accordé au paysan par « le marché »)
  • en économisant la ressource commune en eau.

De plus, le maintien de la fraîcheur du sol par le film, qui diminue la fréquence des apports d’eau «par le haut», permet de fournir à l’ail une partie de l’humidité dont il a besoin «par le bas» tout en évitant l’augmentation de l’hygrométrie de l’air causée par les arrosages. L’hygrométrie hivernale ambiante, déjà forte dans notre Bresse en est donc moins augmentée, ce qui aide à baisser la pression des maladies sur notre ail bio.

L’utilisation de film de paillage n’empêche évidemment pas de cultiver des bandes fleuries permanentes aussi sous tunnel de façon à favoriser l’installation d’auxiliaires indigènes. Sous quadri-tunnel, nous en avons installé au pied des arceaux.

Photo sous tunnel d’une planche d’ail cultivé sur paillage noir

Photo sous tunnel du début de récolte d’une planche d’ail cultivé sur paillage noir

Planche filmée en plein champ

Nous cultivons aussi l’ail en plein champ pour récolte précoce en vert.

Dans nos conditions humides de Bresse, nous utilisons la technique dite de la «méthode corse» (complètement plastiqué…ah…ah…ah. Détails illustrés ici).

Le paillage plastique est le plus souvent utilisé en maraichage biologique lutter contre les adventices. Pour la culture de l’ail hiverné, son principal intérêt est à notre avis surtout climatique : il permet de limiter un peu l’entrée des pluies sur la planche de culture elle-même et il aide au réchauffement du sol. Donc, avec l’apport d’un peu de «chaleur et sècheresse» en hiver, ce type de paillage rend un peu (un petit peu) moins aléatoire la culture d’ail dans nos contrées.

Le Biau Jardinier tente des essais de culture hivernée, menée à large écartement et faible densité sur le rang, binée mécaniquement.

La préparation finale des planches permanentes est réalisée avec le vibroplanche auto-construit.

photo de la préparation automnale des planches avec le vibroplanche auto construit

On pose un film de paillage, avec la dérouleuse à incorporation directe.

photo de Matthieu conduisant tracteur et dérouleuse bande fleurie au premier plan

Les paillages posés à la machine sont ensuite lestés avec quelques pelletées de terre régulièrement réparties pour empêcher le film, soulevé par le vent, de cacher les plants en début de croissance.

photo de Matthieu armé d'une pelle pour lester les films contre le vent

Mobilisation de tout le nécessaire à la plantation manuelle : cagette de semence, pull, tenues de pluie, bouteille d’eau… surtout ne pas oublier le confort du paysan-travailleur.

photo des accessoires pour la plantation de l'ail

Les Biaux Jardiniers déroulent et fixent les toiles d’allées pour lutter contre l’enherbement des allées permanentes (et prévenir l’invasion de l’allée permanente par la bande fleurie-réservoir d’auxiliaires).

photo de la pose et fixation des toiles d'allée

Dans le courant de l’hiver, il faut faire un premier passage manuel pour tirer l’herbe qui a réussi à pousser dans les trous de plantation des caïeux. Parce que oui, même si les trous faits par notre rouleau perceur sont tout petits, même si la plantation de chaque caïeux est réalisé avec dextérité, il y a quand même des adventices qui s’obstinent à pousser. Ah… l’instinct de conservation…

photo par temps gris et brouillard bressan de notre carré d'ail

Parce que n’allez pas croire que planche filmée = adventices parfaitement matées = travailleurs complètement démobilisés… Pas du tout ! Il y a toujours du mouron ((à se faire !)) (ou autre) dans quelques trous de plantation.

photo d'une adventice en train de s'installer dans un trou de plantation sur planche filmée

Et d’autres téméraires (spergule, voire panic…) qui arrivent même à se faufiler dans les micro-perforfations,

photo d'adventice en cours de développement à travers une microperforation

Mais bon… les Biaux Jardiniers surveillent… et interviennent. À la main. Malgré « tout ce plastique »…

L’ail «passe l’hiver tout seul» dans un des carrés de liliacées, et en tout début de printemps, vient le moment de la reprise des planches permanentes voisines en prévision de la plantation de l’échalote ou de l’oignon. La souplesse d’organisation est l’indiscutable supériorité du système de travail en planche permanente . Un avantage déterminant sur nos petites fermes maraichères diversifiées vendant au détail. La présence des planches d’ail, installées avant l’hiver «au milieu» d’un carré ((au cas où le précédent l’exige)) n’empêchent pas, quelques mois plus tard, le travail des planches adjacentes. Chose impossible avec la technique labour, ou tout outil plus large que le tracteur. Ces planches auront donc bénéficié tout l’hiver de la couverture par l’engrais vert ((lutte contre l’érosion et les lessivages, ameublissement du sol)). Incorporé en milieu bien aéré grâce à la butteuse auto-construite.

photo au soleil d'hiver des planches d'ail entre planches buttées en cours de reprise

Ce peut aussi être le bon moment pour un rapide désherbage manuel. Le premier, probablement pas le dernier ; mais si les premiers sont faits en temps et en heure, la culture est en bonne voie

photo du carré d'ail sous le soleil de début de printemps à côté des chênes

car les Biaux Jardiniers s’obstinent…

photo des planches filmées d'ail aux feuilles bien vertes de végétation en mai

et arrivent à faire une récolte.

photo d'ail en vert en plein champ lors de sa récolte sous ciel bleu

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Découvrir les légumes de saison

Diversité et saisonnalité, c’est possible ! Le climat tempéré bressan et les savoirs-faire paysans proposent une gamme variée de légumes certifiés chaque mois. Toute l’année !

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