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Pomme de terre

Pour cet incontournable de l’hiver, nous cultivons des variétés de bonne tenue à la cuisson, adaptables à la grande diversité des usages en cuisine. Et plusieurs font aussi de très bonnes purées !

Mois de disponibilité : 

À la cuisine

À la cuisine

Au four

Entières

Les pommes de terre, lavées et brossées (selon la maturité de la peau) sont posées sur une tôle à four, arrosées d’un peu d’huile d’olive, de gros sel, et accompagnées de quelques feuilles de laurier sauce.

Gratin d’été

  • On épluche et coupe en rondelles 3 ou 4 aubergines, 2 ou 3 courgettes, 2 pommes de terre.
  • On réserve  séparément 2 tomates coupées en rondelles.

 

Dans un plat huilé,

  • on dispose au fond d’abord les courgettes on y sème une petite pincée de gros sel,
  • On recouvre avec les rondelles de pomme de terre et on sale légèrement,
  • Puis, on met les rondelles d’aubergine, qu’on sale un petit peu.
  • Et on termine par les rondelles de 2 tomates.

 

On met une feuille de laurier, et un peu d’origan. On arrose d’huile d’olive.

Cuisson 30 à 35 minutes au four à  200°

Avant de servir, on peut saupoudrer un peu de féta préalablement écrasée à la fourchette.

« Une casse de patate ! »

En langage bressan, faire «une casse de patate», c’est la cuisson à la traditionnelle dans une poêle d’acier brut, culottée et noircie par l’usage. Pour la cuisson de la pomme de terre, les Biaux Jardiniers utilisent de préférence la poêle dite « lyonnaise » en acier pas trop épais, qui non seulement est moins lourde quand on fait sauter, mais qui, pour la pomme de terre, attache très difficilement.

On prépare la pomme de terre en petits cubes. On les lave puis sèche dans un linge. On met la poêle sur feu vif, avec un peu d’huile au fond. Dès que l’huile est assez chaude (= bien liquide), on sème le gros sel, et on y jette la pomme de terre. On ramène rapidement le feu à 70% environ.

À partir de là, c’est du travail quasi à plein temps… On secoue quasi en permanence. On peut environ à mi-cuisson ou un peu au-delà, baisser encore un peu le feu, et si on est très efficace, préparer la salade en même temps, mais «on se déprend» très souvent pour aller tourner la poêle : il ne faut pas que çà accroche ! On remet à feu vif pour finir de dorer.

  1. On n’attend pas pour manger !
  2. Et on finit son assiette… çà ne réchauffe pas !!

 

Bref, la «casse de patate», c’est tout un art de vivre.

Vapeur

On choisit des pommes de terre d’à peu près même calibre de façon à toutes les cuire entières, juste brossées. On pique pour vérifier la parfaite cuisson. On mange chaud avec un peu de beurre doux ou salé, ou de crème. On mange tiède avec une salade.

Salades

Sauces avec plantes

Pour changer d’une classique vinaigrette, on la condimente d’un mélange finement ciselé d’herbes vertes de saison disponibles dans la panier de la semaine, le placard, ou le frigo. Et puis aussi…

À la crème et herbe

On cuit les pommes de terre avec leur peau. On les sert en mélange avec de la crème et

  • du basilic
  • ou bien du persil
  • ou bien de la menthe

 

Et on se régale.

En sauce verte

On cuit les pommes de terre avec leur peau. Pendant ce temps, on prépare la sauce verte.

  • Hacher 3 ou 4 gousses d’ail.
  • Piler au mortier avec du sel.
  • Mélanger avec 1 c à c  de cumin et 50 ml de vinaigre.
  • Ajouter du persil haché.
  • Verser 150 ml d’huile d’olive en pilant.

 

Servir les pommes de terre en ajoutant la sauce verte.

Dans les livres

Dans les livres

Comme une aubergine…

La pomme de terre – Solanum tuberosum – est de la famille des solanacées, où elle côtoie tomate, aubergine et poivron comme légume, mais aussi tabac et datura.

Originaire elle aussi des Andes d’où elle a été «découverte» début XVI ème par les conquistadors, elle n’a mis que moins de quatre siècles pour devenir, avec le blé, le riz et le maïs, une des bases de l’alimentation mondiale. Il s’en produit plus de 300 millions de tonnes par an, dont 6 en France.

Son intérêt pour l’alimentation humaine est sa productivité : c’est une des plantes qui produit

  1. en le moins de temps
  2. le plus de nutriments
  3. sur la plus petite surface.

 

« En même temps » !

La partie consommée de la pomme de terre n’est pas sa racine, mais un tubercule.

La plante est autogame et ses fleurs, dont les corolles sont blanches ou mauve selon les variétés, donnent rarement un fruit (dont les graines peuvent servir à l’obtention de nouvelles variétés).

Parmentier ?

Le pharmacien militaire Parmentier a sans doute été très bon en com’ puisque c’est son nom que l’histoire aura retenu. Mais c’est Henri-Louis Duhamel du Monceau, ingénieur et botaniste, ainsi qu’un autre militaire, botaniste amateur, François-Georges Mustel qui, une vingtaine d’années plus tôt, avaient cultivé les premières pommes de terre en France. Mustel, à Rouen, en avait entamé la diffusion auprès des agriculteurs voisins.

Pas « patate » !

Bien que classiquement appelée «patate», la pomme de terre n’a botaniquement rien à voir avec la patate – douce – plante de la famille des Convolvulacées (comme le liseron).

La patate douce, est arrivée à la mode il y a une dizaine d’années, en même temps qu’une belle campagne de comm’ pour petite collection de nouvelles variétés de couleur ; sans doute une coïncidence. C’est un légume exotique qui est vivace dans ses régions de culture adaptée : les tropiques.

Glycémie

Dans son livre sur la pomme de terre, Jean-Paul Thorez écrit que l’indice glycémique de la pomme de terre augmente moins lorsqu’elle est cuite entière à l’eau froide avec 20 minutes d’ébullition et mangée froide.

Bel Hubert

Bel Hubert, le garagiste chanteur suisse a, parmi ses diverses chansons rurales, de cuisine, et/ou d’amour, commis une pièce intitulée « Les patates ».

Avec d’autres, de Bel Hubert et d’autres artistes, elle fait partie de « Culs-terreux et Kultureux » une des rubriques de la bibliothèque des Biaux Jardiniers, dans son chapitre « Chansonnettes légumières, agricoles ou rurales »

Bel Hubert on peut aussi notamment l’écouter avec deux autres chanteurs suisses, Sarclo et Simon Gerber dans le spectacle « Quinzaine du blanc pour les trois Suisses ».

Et Bel Hubert a un site. Cliquer sur l’image pour y entrer.

copie d'écran du site Bel Hubert chantant avec sa guitare acoustique

Au jardin

Au jardin

Précisions

Pomme de terre nouvelle, pomme de terre précoce, pomme de terre de conservation, la culture est grosso modo assez équivalente, hors dates de plantation/récolte bien sûr, et quelques « tours de mains ».

Pour éviter les redites, nous détaillons notre manière générale de cultiver la pomme de terre dans cette fiche-légume ci. Les particularités sont éventuellement illustrées dans les fiches-légume correspondantes.

Préparation des planches

L’engrais vert hiverné précédant la plantation a été broyé, puis déchaumé. Du fumier composté a été apporté en surface. L’incorporation a été réalisée par un passage de butteuse.

Quelques semaines plus tard, la préparation des planches permanentes commence : par la fissuration de la planche avec le cultibutte

photo de cultibutte montant des planches pour pommes de terre à côté d'un carré de salade

et se prolonge par des faux semis pour lutter précocement contre les adventices, puis se termine par un éventuel travail de finition= avec l’outil adapté aux conditions du moment.

Plants et plantation

Le problème des plants

Nous achetons nos plants de pomme de terre, bien évidemment en Bio, en les retenant, avec quelques collègues, dès l’automne précédent la culture pour obtenir

  • les variétés désirées
  • dans les calibres souhaités.

 

Ça fonctionne « à peu près »…

ce qui veut dire en clair que çà n’est pas chaque année que nous sommes livrés du calibre exact commandé… La production Bio de plant, technique et exigente, n’arrive pas encore toujours à faire face à la demande Bio. Et comme la commande est passée au poids…

  • quand le calibre livré est supérieur à celui commandé, nous manquons de plants
  • quand le calibre livré est plus petit que celui commandé, nous avons trop de plants

 

Alors, « c’est compliqué »… comme on dit quand on est moderne et qu’on est poli… On fait avec ce qu’on a eu…

Quelques semaines avant chaque plantation, nous mettons les plants concernés à germer en clayette dans un local tempéré, et bien éclairé de soleil. Le but est d’obtenir des « bourgeons »

  • suffisamment développés,
  • bien trapus.

Planteuse à godets

Nous avons très longtemps planté les pommes de terre grâce à notre vieille « planteuse bleue », achetée d’occasion – dans les années 1980 – par les Biaux Jardiniers Canal Historique. Cette planteuse avait donc fait une première carrière chez l’acheteur neuf, dans le Sud-Ouest où nous sommes allés la chercher. Et elle a aussi servi durant les 10 premières années d’installation de Matthieu.

Un modèle équipé de distribution par chaine à godets

photo de la planteuse type tabac avec ses distributeurs pomme de terre

Notre « important » stock de vieilles pièces glanées de ci de là  lors de chaque achat d’une de ces « antiquités » tant qu’elles étaient disponibles à bas prix, nous a longtemps permis d’entretenir cet outil correctement. Mais tout à une fin… notamment le stock de pièces de rechange… les pannes sont plus fréquentes… les réglages sont moins fiables… des réparations demanderaient la fabrication de nouvelles pièces…

Après une bonne cinquantaine d’années de travail, on ne peut pas décemment lui reprocher !

Cette machine bien adaptée à notre ferme maraîchère diversifiée à taille humaine n’aura eu qu’un coût quasi symbolique pour plusieurs décades de travail efficace !

Notre article illustré sur nos planteuse bleues « super préfer » est à lire ICI.

 

Et un beau jour, Matthieu a acheté leur planteuse de tubercules, assez récente, à des collègues maraîchers qui la lui ont proposée car ils augmentaient leur sole de pomme de terre. C’est ainsi que les Biaux Jardiniers sont devenus d’heureux utilisateurs d’une

planteuse à barillet.

Et ils en sont bien satisfaits.

photo d'Alice et Morgane installant les plants dans les alvéoles du barillet

Les réglages sont faciles, l’utilisation confortable,

Notre article complet et détaillé en photos est disponible ICI.

 

Binages buttages

Lors de la plantation, les réglages possibles

  • du soc, qui ouvre le sillon,
  • et/ou des buttoirs, disques ou rasettes, qui rabattent la terre,

 

nous permettent de créer des buttes dont on fera redescendre la terre sur le rang de plantation lui-même, ce qui participe grandement à la lutte contre les jeunes adventices.

photo du relief des petits buttes après la plantation des pommes de terre

Herse étrille

Le premier outil contre les adventices qu’on utilise dans les carrés de pomme de terre, c’est la herse étrille. Pour des passages

  • « en plein », c’est à dire que les dents binent toute la surface de la planche, rangs comme entre-rang, et
  • « en pré-levée », c’est à dire que les germes sont encore couverts de terre et qu’aucune feuille n’apparait en surface

 

pour détruire les plantules d’adventices en cours de germination.

photo du premier passage de herse étrille dans un carré de pomme de terre pas encore sorties

Tout ceci bien sûr si la météo n’a pas rendu le travail impossible.

photo de coté les dents souples de l'étrille travaillent délicatement tout la surface : rangs, entre-rangs- et allées

Particulièrement en année où la météo est « tendue », cela impose de bien identifier à quel stade « exact » en est la levée des pommes de terre pour régler l’agressivité des dents d’étrille, leur profondeur d’action de façon à ne détruire que des adventices en cours de levée, pas de pomme de terre ! Le travail consiste donc à

  • arpenter les carrés pour constater où en est, sous terre, la levée,

 

photo de Matthieu à genoux creusant à la main dans la butte de plantation pour observer le germe d'un plant

 

  • arpenter les carrés pour chercher les plants sortis (qu’on reconnait facilement, avec leurs feuilles foncées tendant quasi sur le violet)

 

photo de Matthieu longeant les rangs de pomme de terre

pour estimer leur solidité, de façon à régler au plus supportable la tension et l’angle de travail des dents souples de la herse.

L’objectif : une main de fer (contre les herbes) dans un gant de velours (pour les pommes de terre), en quelque sorte…

photo proche d'un plant en cours de levée dans une planche avec de jeunes adventices

Après un premier passage, on vérifie que c’est efficace contre les herbes indésirables, et respectueux de la très jeune culture.

photo de Matthieu à genoux pour trouver en grattant des plants de pomme de terre

Et ensuite, et bin, on continue !

photo d'un carré de pomme de terre hersé par l'étrille

Et après, les pommes de terre poussent, et sont bien visibles, mais les adventices aussi !  Alors… on recommence, avec possiblement un réglage un peu plus agressif de la tension de travail des dents quand les premières tiges et feuilles deviennent assez solides.

photo de pomme de terre hautes de 3 ou 4 cm après travail de herse étrille

Parfois, pour cause de météo, un des passages de herse étrille n’a pas pu être réalisé, pourtant ça aurait vraiment fait du bien de casser les adventices qui avaient résisté…

photo de jeunes adventices entre les rangs de pomme de terre de plein champ.

…alors le Biau Jardinier butte la culture.

photo d'ensemble de la parcelle en cours de buttage au tracteur

Avec l’incontournable BPO, la barre porte outils auto-constructible – équipée de son buttoir central, et des deux disques latéraux

photo de buttage précoce avec dents souples, buttoir et 2 disques extérieurs

précédés par l’action des dents souples

photo depuis l'avant de l'outil des dents de binage au travail dans le bord de planche

Çà le fait.

photo d'un carré en cours de buttage

Selon les obstacles météo et les températures

photo d'ensemble du carré de pomme de terre butté, sur fond de haie bocagère diversifiée

on renouvèle les travaux d’entretien tous les environ 10 / 15 jours.

photo sous grand soleil de pomme de terre étrillée après mini-buttage

Après les passages de herse étrille seule, on commence les

buttages systématiques

photo de Matthieu buttant encore des pommes de terre déjà bien développées

en alternance avec l’étrille.

photo de l'étrille travaillant après un premier buttage

Dans tous les cas, nous essayons de multiplier les passage de cet outil qui travaille absolument toute la surface : rangs comme entre rangs, allée, etc… de façon très souple tant que c’est possible en alternant avec les buttages.

photo d'un carré de pomme de terre sur fond de haie bocagère

Et quand un carré de pomme de terre – sans adventice malgré l’adversité météo – pose tout sourire devant une des belles haies bocagères diversifiées plantées de nos blanches mains au début de ce millénaire – face aux dérives du voisinage syndiqué – c’est bien… chouette !

photo d'ensemble d'un carré de pomme de terre près d'une de nos haies

L’objectif étant d’avoir une culture assez propre pour ne pas être envahis d’adventices ensuite, puisque arrive le moment où il n’est plus possible de biner ou butter sous peine d’abîmer la potentielle récolte. Et les années difficiles côté météo estivale, c’est pas la réussite de ce côté là 🙁 … Mais assurer une première partie de culture bien binée assure quand même une grosse part de la récolte 🙂 !

Contre le froid

au printemps, les Biaux Jardiniers utilisent des voiles thermiques les années où la météo nous annonce des risques de gel. Voire pour faciliter le réchauffement de la terre en cas de printemps froid prolongé.

photo sous ciel bleu d'un carré de pommes de terre protégé par voile en prévision de gel matinal

Contre la sècheresse

et lors des périodes de végétation critique, les Biaux Jardiniers arrosent la culture. Parce que oui : contre la maltraitance végétale,  un arrosage économe, c’est possible !

Récolte

Pour la récolte des pommes de terre au stade mature, nous utilisons l’arracheuse Baertschi, matériel suisse acheté d’occasion dans les années 1990. Et toujours au boulot !

photo de l'arracheuse rouge, lame oscillante à l'avant suivie d'un panier secoueur

Cette machine soulève les pommes de terre, elles sont séparées des mottes de terre par le passage dans les paniers secoueurs. Et l’outil les laisse retomber en surface,

photo de pomme de terre étalées en surface de la planche permanente

ce qui signifie que les Biaux Jardiniers les reprennent une à une à la main,

photo de 3 Biaux jardinières à genoux sur la terre mettant les pommes de terre en cagettes

pour les mettre en cagettes

photo de récolte en cours les cagettes réparties au long des rangs

qui seront versées dans les palox de stockage.

photo d'un palox rempli de pomme de terre de conservation

On les transporte avec le plus que trentenaire mât lève-palette.évidemment bien sûr monté sur un triangle d’attelage rapide, gage de gain de temps, confort, ergonomie, etc…

photo du mât lève palette attelé au tracteur par son triangle rapide sur fond d'engrais vert pluri-annuel

La récolte est rentrée au bâtiment bioclimatique pour conservation au frais durant tout l’hiver, plus ou moins longue selon les variétés.

* * * * *

 

 

 

Découvrir les légumes de saison

Diversité et saisonnalité, c’est possible ! Le climat tempéré bressan et les savoirs-faire paysans proposent une gamme variée de légumes certifiés chaque mois. Toute l’année !

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